« Les salariés de Paru-vendu ne doivent pas être oubliés ! »

Le 6 mars dernier, nos amis les ex-salariés d’Hebdoprint/ParuVendu, filiale du groupe Hersant, ont manifesté devant l’Assemblée nationale pour interpeller les élus nationaux et le gouvernement sur leur situation : 2500 licenciements (le plus important plan social de l’année), aucune formation, aucune supra-légales, rien !

250 licenciés sont Gardois. Nous étions plusieurs représentants du PS (des militants de la section cantonale de Villeneuve-lez-Avignon et moi-même pour la fédération) et élus locaux (Patrice Prat et William Dumas) à les soutenir sur la place Édouard Herriot.

Ils ont ensuite été reçus en délégation par les députés socialistes.

Aurélie Filippetti, Alain Rousset, Alain Vidalies, députés membres de l’équipe de campagne de François Hollande, ainsi que William Dumas (député du Gard) et Jean-René Marsac (député du Morbilhan) ont alors diffusé le communiqué suivant :

« Les salariés de Paru-vendu ne doivent pas être oubliés !
Lors du rassemblement qu’ils organisaient devant l’Assemblée Nationale, les licenciés de Paru-vendu et de sa filiale Hebdoprint ont été reçus hier, par les députés du Groupe socialiste radical et citoyen. Face au désarroi et à la colère de ces ex-salariés et de leurs familles qui vivent, dans l’indifférence générale, le plus vaste plan social de l’année 2011 (plus de 1650 licenciements), les députés socialistes ont souhaité leur témoigner leur entière solidarité et leur soutien. Ces ex-salariés, privés de salaires pendant 2 mois, n’ont pas reçu d’indemnités supra-légales. Le seul accompagnement dont ils peuvent bénéficier est le Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP), avec toutes les limites qu’il comporte. Nous sommes attentifs aux difficultés d’application de ce CSP et au caractère inadapté de certains dispositifs de formation professionnelle qui ne permettent pas toujours le retour au travail, en particulier pour des CDD et périodes d’essai. Au moment où le candidat sortant annonce un référendum sur les chômeurs, il ignore la situation de ces ex-salariés – dont une grande majorité sont des femmes – qui ne sont même pas comptabilisés dans les chiffres du chômage. Encore une fois, par manque d’anticipation et de vision stratégique, le Gouvernement assiste passivement à la destruction d’emplois et à ses conséquences sociales dramatiques. Pourtant le Groupe Hersant Media, qui a décidé cette liquidation, réalise des bénéfices. La situation de ces ex-salariés témoigne de cinq ans d’injustice, d’incohérence et d’inconstance. C’est la raison pour laquelle François Hollande entend proposer un Pacte productif au pays  pour engager son redressement économique. Afin de favoriser la création d’emplois sur nos territoires, il souhaite orienter les financements, les aides publiques et les allégements fiscaux vers les PME, en favorisant les entreprises qui localiseront leurs activités et investiront sur notre territoire et en conditionnant les aides publiques, de sorte qu’une délocalisation signifiera leur remboursement. Par ailleurs, suite au refus du gouvernement de voir examiner la proposition de loi sur laquelle François Hollande s’est engagé à Florange, un texte législatif garantira la poursuite de l’activité des établissements viables. Ainsi, une entreprise qui envisage la fermeture d’un site compétitif au sein de son groupe devra avoir non seulement l’obligation d’examiner les procédures de reprise qui lui sont soumises, mais aussi l’obligation de céder ce site si l’une des offres proposées reçoit la validation du Tribunal de commerce et un avis positif des instances représentatives du personnel. Les aides publiques à la presse, accordées sans contrepartie à certains groupes, devront aussi être refondées, en particulier sur le plan des contreparties en terme de politique sociale. »

Hier soir, lors de son grand discours de Reims, François Hollande a également évoqué le cas de ces ex-salariés :

« (…) Je veux saluer aussi les femmes qui luttent en ce moment pour leur emploi, à Lejaby. Et je remercie la présence de Nicole Mendez. Mais je veux aussi évoquer les salariées du journal Paru-vendu, 2 500 licenciements, ou plutôt 2 500 dans un plan social, conçu pour les commodités financières d’un grand groupe. Et le plus important plan social de 2011. Curieuse expression que le « plan social ». C’est comme la TVA sociale. Chaque fois qu’on met « social » avec une mauvaise intention, ça ne la rend pas plus pure, ça la rend confuse. Un plan « social », c’est d’abord des licenciements, des pertes d’emploi, des angoisses pour celles et ceux qui en sont les victimes (…) »

Nous continuons le combat !

Nicolas Cadène

N°2 de la fédération PS du Gard, membre de l’équipe de campagne de François Hollande

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>