Je vous invite à lire l’interview de Ségolène Royal paru dans Le Parisien. Voici quelques extraits ci-dessous :
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Je vous invite à lire l’interview de Ségolène Royal paru dans Le Parisien. Voici quelques extraits ci-dessous :
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La fédération socialiste gardoise sous tutelle depuis les élections régionales, cela n’empêche pas les militants et sympathisants de faire la fête. Hier, c’était celle des amis de la rose qui avait lieu à Cendras, initiée par la section alésienne Robert-Gourdon que dirige son secrétaire Benjamin Mathéaud. Une bonne occasion pour ce dernier de reprendre des forces alors que ce conseiller municipal d’Alès vient tout juste de se faire retoquer par le tribunal administratif sur un recours qu’il avait intenté, et voler dans les plumes par ses « camarades» socialistes de Louise-Michel, l’autre section socialiste d’Alès.
Une centaine de personnes l’ont rejoint pour cette fête relancée il y a quatre ans dans les Cévennes. Des renforts venus de tout le département du Gard, avec la présence des secrétaires fédéraux Nicolas Cadène et Françoise Akoun (Nîmes), Ghislaine Pagès (Bagnols-sur-Cèze) et Joseph Ferré (Villeneuve-lès-Avignon), et du conseiller général Patrice Prat, maire de Laudun-L’Ardoise, et tête de liste Mandroux dans le Gard aux dernières régionales. Tandis que toutes les tendances du PS étaient représentées, se réjouissait-on.
Reste que si l’ambiance était à la fête, le parti, lui, ne l’est pas, en proie à des luttes internes de pouvoir. Avec des inquiétudes quant à une possible scission entre pro Frêche et anti, « alors que nous avons la même base idéologique et un adversaire identique » , se lamente le duo Mathéaud-Cadène, qui prône la réconciliation au sein du PS gardois. « On fait tout pour conserver le dialogue avec les Alarystes, pour conserver le consensus au parti » , proclament-ils. Et de déplorer la focalisation sur les problèmes internes qui engendrent « l’absence de débat de fond ».
Dans cette joute où d’aucuns peuvent voir l’affrontement entre jeunes loups et apparatchiks, où les barons locaux et leurs « systèmes» sont fortement contestés, dur de se frayer un chemin. « Il faut casser le moule , affirme un jeune néo-militant, optimiste, et les vieux militants, qui ont vécu 1981, nous poussent à le faire. » Faut-il, pour le PS, y voir une lueur d’espoir pour un avenir plus… rose ?
Fred GAUTIER
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Mardi dernier, nous avons adopté en Conseil national le rapport de la Commission de la Rénovation du PS amendé.
Si nous pouvons nous réjouir que le principe des primaires ait été validé, en revanche, c’est sans doute une grave erreur d’attendre octobre ou novembre 2011, c’est-à-dire plus d’un an à partir de maintenant (un bureau national a été fixé à janvier 2011 pour établir le calendrier définitif et exact). Les potentiels candidats ne vont pas rester en attendant sagement dans leur coin que le vote se déclenche. On a donc un risque sérieux de reprendre la guerre des chefs.
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PORTRAIT : Depuis l’annonce d’une liste PS aux régionales en février, il mène la vie dure aux exclus
À l’Assemblée nationale ou dans sa section de Nîmes Marianne, Nicolas Cadène est partout. Jeune homme pressé, à l’image du flot de ses paroles et de ses écrits, le Nîmois a depuis février trouvé un espace d’action. Depuis, la décision du bureau national du Parti socialiste de présenter une liste aux régionales en Languedoc-Roussillon, et les exclusions nombreuses qui ont suivi, lui offrent l’opportunité inattendue de faire avancer ses idées de rénovation. Âgé de 28 ans, Nicolas Cadène est issu d’une famille protestante nîmoise « de gauche mais pas forcément politisée ». Adolescent engagé au Samu social, à Amnesty international, il adhère au PS à 20 ans. En avril 2002, juste après l’échec de Lionel Jospin à la Présidentielle : « J’avais envie d’exposer mes idées et je savais que seul l’espace politique le permettait. »Déjà, à l’époque, il pose un diagnostic sévère sur le PS : « Après l’échec de 2002, j’avais envie de proposer des solutions innovantes. Je pensais qu’il fallait dépasser le clivage entre les partisans de la vieille gauche et les sociaux-démocrates, qui s’accomodaient un peu trop du libéralisme. » Logiquement, dans le Gard, Nicolas Cadène reste à l’écart de la majorité social-démocrate strauss-khanienne. Il dénonce « l’appareil du PS » et, d ès 2004, confie que Georges Frêche ne devrait pas être candidat aux régionales : « C’était déjà son mandat de trop, je voyais qu’un système frêchiste s’instituait. » Depuis, le fossé entre ce proche de Ségolène Royal et ceux qu’il qualifie de « barons locaux du PS et leurs soutiens » n’a cessé de se creuser. L’an dernier, à l’approche des régionales, il milite dès juillet auprès de la direction nationale du PS, où il a quelques amis, pour une liste face à Frêche . Il devra attendre février et quelque opportunes circonstances pour que Solférino le satisfasse. Qu’importe le résultat de cette opération, depuis deux mois, il est en première ligne. Pour que la situation issue des régionales lui permette de faire du Gard un laboratoire des idées qu’il répète depuis 2002. « Il faut s’émanciper de l’autorité des élus qui tiennent les militants. En finir avec le système du clan, de la baronie, qui conditionne son soutien à celui qui est fidèle et qui obéit », répète-t-il depuis deux mois. Son credo : « Pour que les élections internes ne soient pas biaisées et que le PS soit plus représentatif de la société, il faut plus de militants. » Et Nicolas Cadène tonn e : « Si on veut une société exemplaire, il faut un parti exemplaire. » Il ne cache plus ses ambitions. « Je n’ai jamais voulu faire partie d’un appareil mais je sais, depuis que j’ai adhéré au PS, que pour mettre mes idées politiques en avant, il faut être élu. » Après une tentative peu concluante aux municipales, sur une liste Casaurang où il avoue ne pas avoir trouvé sa place, puis aux Européennes, le jeune homme indique être « attaché à Nîmes et au travail parlementaire ». On devrait reparler de lui aux élections municipales et législatives. Quant à prendre la tête de la fédération gardoise du PS, il l’assure : « Ce n’est pas mon dada ». Puis il tempère : « Si je suis sollicité et que je peux mettre en place un fonctionnement démocratique, pourquoi pas. » Dans l’immédiat, il souhaite « attendre les préconisations de la commission de dialogue, rassembler toutes les sensibilités dans une direction collégiale, jusqu’au prochain congrès du PS, en 2011. » D’ici là, il sait que ses aînés, même amis de Solférino, auront peut-être dû composer avec les fameux barons pour sortir de cette situation électoralement explosive.
Jean-Pierre SOUCHE
NDLA : Deux précisions : Quel que soit le mandat, je préfère ne pas être élu que de l’être en acceptant des compromissions et surtout la mise au placard de mes idées. Concernant le cas des régionales 2010, je rappelle que j’ai regretté la prise de décision bien trop tardive du bureau national du PS et avait milité pour une direction plus collégiale de George Frêche et le cas échéant pour une autre candidature, et ce depuis juillet 2009.
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Nous voilà encore obligés de parler de la situation interne au PS dans le Gard… Ce n’est pourtant pas une urgence qui touche nos concitoyens.
Pourtant, pour que notre fédération PS fonctionne correctement, l’ensemble de ses militants doit être tenu informé de ses difficultés actuelles. Notre parti dans le Gard doit re-devenir force de propositions.
Concernant le fonctionnement de la fédération et le choix de sa direction future, la sagesse et la prudence supposent d’attendre les conclusions de la « mission de dialogue et réconciliation» plutôt que la précipitation à laquelle nous assistons et qui fait courir des risques inconsidérés à notre fédération (comme par exemple sa dissolution pour « acte grave d’indiscipline» ).
Concernant la gestion courante, le Conseil Fédéral, dans le respect de nos règles, aura évidemment à décider des actions à mener après que les principaux écueils aient pu être levés en Bureau fédéral pour travailler dans la sérénité.
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Extraits du règlement intérieur et des statuts du PS :
« 1/
Titre 2 – Conditions et modalités de renouvellement des organismes fédéraux en cas de contentieux grave.
Article: 2.1 Les Fédérations
Le conseil national (ou par délégation le bureau national entre deux réunions du conseil national) au vu des conclusions d’une commission d’enquête constitué à la proportionnelle des motions nationales d’orientation représentées au conseil national, qui doit procéder sur place à toutes les auditions et les investigations nécessaires, peut prononcer la mise sous tutelle d’une fédération ou la dissolution du conseil fédéral, du bureau fédéral ou du secrétariat fédéral d’une fédération, lorsque ceux-ci se sont rendus coupables d’actes graves d’indiscipline ou d’actions de nature à porter gravement préjudice au parti, ou en cas de carence caractérisée de fonctionnement.»
2/
Article 7.8 des statuts du Parti socialiste :
Convocation et ordre du jour du Conseil national [et Conseil fédéral au niveau des fédérations]
Le Conseil national [Conseil fédéral au niveau des fédérations] est convoqué par le Bureau national [Bureau fédéral au niveau des fédérations] autant que de besoin. Il tient au mois quatre sessions annuelles. Son ordre du jour est fixé par le Bureau national [Bureau fédéral au niveau des fédérations] au moins deux semaines avant sa tenue et il est immédiatement communiqué aux fédérations pour être débattu par les Conseils fédéraux.»
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=> Voici ci-dessous un nouvel article du Midi Libre sur la situation du PS local. On peut regretter qu’il n’y soit pas indiqué que des sections gardoises ont relancé leurs activités militantes et de débat (à Nîmes Marianne, nous organisons également une réunion sur le logement le 4 mai prochain). Nous devons cesser ces querelles stériles. Ensuite, il est étonnant de la part de l’ex-premier fédéral de demander un vote militant immédiat alors même qu’il n’est plus au PS, qu’une commission doit enquêter notamment sur les fichiers d’adhérents et qu’une campagne nationale d’adhésions vient d’être lancée…
—
C’est fait. Depuis mercredi, le bureau national du PS a accouché d’une commission dite de « dialogue et de rénovation » pour la région. Même si l’on ne sait pas encore tout à fait qui sera le 5 e membre de celle-ci, entre David Assouline, secrétaire national à la communication et à la mobilisation, et le maire de Lyon Gérard Colomb (lire Midi Libre d’hier), on sait toutefois que les cinq fédérations de la région, dont celle du Gard, vont être « expertisées et auditées » d’ici le mois de juin.
En attendant, c’est un fonctionnement « a minima » qui prévaut à la « maison rose » de l’avenue Maréchal-Juin. Symboliquement rouverte par le premier fédéral exclu, Fabrice Verdier, au soir du 2 e tour des Régionales, la fédé du PS est aujourd’hui « dirigée » par le trésorier.
Ce dernier devrait d’ailleurs bientôt demander à la direction nationale du parti des moyens pour mettre à jour les cotisations et préparer l’organisation des prochains votes internes sur la rénovation et le projet socialiste. Quant à l’ex-premier fédéral Fabrice Verdier, il confirme avoir « transmis le flambeau » et ajoute : « Je ne voulais pas bloquer la machine. » Il accueille même avec satisfaction la nomination des membres de la commission de dialogue : « Enfin est-elle constituée. Et son intitulé, dialogue et rénovation, est de bon augure si on a la naïveté de croire qu’elle n’a pas encore accompli ce pourquoi elle est faite. » De son côté, Nicolas Cadène, son principal rival, assure que « cette commission est là pour tenter de mettre un terme aux divisions. Elle sera amenée à rencontrer toutes les sensibilités et mêmes les militants socialistes qui soutiennent les exclus », mais précise : « Elle ne devrait pas rencontrer les exclus eux-mêmes. » En ce qui concerne l’avenir de la fédération, Nicolas Cadène prône la mise en place « d’une direction collégiale jusqu’au prochain congrès national, début 2011. C’est le plus sage. » Une idée qui fait vivement réagir Fabrice Verdier : « Respectons les statuts. Quand un poste de secrétaire fédéral est vacant, ce qui est le cas, nos statuts prévoient de faire voter les militants. La direction nationale devrait les respecter. » Vous avez dit commission de dialogue ?
Jean-Pierre SOUCHE
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Le Bureau National du PS a ce soir confirmé la création d’une ‘mission de dialogue et de rénovation’ qui aura pour objectif d’enquêter sur le fonctionnement des fédérations socialistes du Languedoc-Roussillon et non de réintégrer ceux qui ont d’eux-mêmes décidés de s’exclure du PS en rejoignant la liste de Georges Frêche au dernier scrutin régional.
En lien avec les militants, c’est cette mission qui permettra aux fédérations de se remettre au travail. Elle rendra son rapport en juin.
Afin de rassembler toutes les sensibilités et d’assurer une rénovation de notre fonctionnement interne, nous devrions réfléchir à des directions fédérales collégiales dans l’attente du prochain congrès socialiste de 2011.
La mission lancée, nous tous qui sommes restés au PS devons désormais revenir aux préoccupations de nos concitoyens. Nous devons constituer la première force de propositions et mener au mieux notre travail d’opposition lorsque nous ne sommes pas aux responsabilités. Nous devons aussi discuter avec tous nos partenaires politiques, syndicaux et associatifs, sans hégémonie.
À Nîmes, c’est ce que nous voulons faire au sein de la section PS Nîmes Marianne en lançant de nouveaux débats qui aboutiront sur de nouvelles propositions. Le prochain est fixé début mai, sur le logement et avec différents responsables politiques et associatifs.
NB : La mission devrait être composée de Pascale Boistard (secrétaire nationale à l’organisation et aux adhésions), Alain Fontanel (secrétaire nationale à l’animation des fédérations), Pouria Amirshahi (secrétaire national aux droits de l’Homme), David Assouline (secrétaire national à la communication et à la mobilisation) ou Gérard Collomb et dirigée par François Lamy (conseiller politique de la première secrétaire).
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Aujourd’hui, le TGI de Paris a jugé que le Parti socialiste n’avait pas violé ses statuts en donnant son investiture à une liste conduite par Hélène Mandroux et non par Georges Frêche aux dernières élections régionales. Cette décision ne fait que confirmer l’évidence que les militants rappelaient depuis le début : la liste conduite par Hélène Mandroux était la seule liste socialiste, celle conduite par Georges Frêche était une liste concurrente et ceux qui ont quitté la première pour être candidat sur la seconde se sont exclus eux-mêmes du PS.
Il en est ainsi de l’ex-premier secrétaire fédéral du Gard Fabrice Verdier. Pourtant, celui-ci, depuis plusieurs jours, un peu à la mode de l’auto-séquestration, refusant d’assumer les conséquences pourtant évidente de ses choix, essayait de justifier sa privatisation de la fédération socialiste au profit des « fréchistes» par le fait que cette décision de justice allait invalider la décision du PS. Outre le fait que l’invalidité d’une liste n’aurait rien changé au fait qu’il avait choisi de s’exclure du PS, cette décision est tombée et elle ne fait que confirmer ce que nous disions. Aujourd’hui pas plus qu’hier mais de manière plus éclatante, il n’a plus de légitimité à diriger la fédération d’un parti auquel il a choisi de ne plus appartenir. Cela est tellement évident qu’on se demande comment certains peuvent défendre cette position.
De même, les cotisations des militants socialistes et les locaux de la fédération du Gard ne sauraient être utilisés par des membres exclus du PS. Qu’ils assument et s’organisent. Les moyens du PS ne sont pas les leurs et leur usage nous apparait comme un détournement des moyens du parti. Ceux qui ont souhaité quitter le PS pour être candidats sur la liste du président de région sortant en avaient parfaitement le droit. Mais qu’ils assument leurs choix et ne privatisent plus la fédération PS pour leurs seuls intérêts personnels.
Nicolas Cadène
Membre du Secrétariat fédéral PS du Gard, du Conseil national PS, section Nîmes Marianne
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Aujourd’hui, le Midi Libre écrit un nouvel article au sujet de la fédération socialiste gardoise. Tout cela n’est pas réjouissant et ne peut que désespérer un peu plus nos électeurs localement.
En ces temps de crise, nos concitoyens en ont plus qu’assez de ces querelles à gauche.
Mais pour que notre formation politique puisse enfin être en ordre de marche dans le Gard et reconquérir les villes et territoires pour nos concitoyens, il faut que chacun assume ses choix et avance.
Lors du dernier scrutin régional, certains ont décidé de quitter le PS pour être candidat sur la liste de Georges Frêche. C’est leur droit et il est respectable, mais il faut qu’ils arrêtent de vouloir malgré tout diriger notre parti pour en contrôler les futures candidatures à des fins personnelles.
À l’heure des abstentions records, le renouvellement des pratiques est nécessaire pour que les Français croient à nouveau en la politique.
Pour revenir à cet article du Midi Libre, à mon sens, il préjuge un peu vite des militants alors que le score de Georges Frêche n’est, très honnêtement, pas du tout celui qu’il aurait du être, que le score du FN est très haut et que l’abstention a été délirante… (au final, Georges Frêche a perdu plus de 185 000 voix depuis 2004, le FN fait malheureusement dans notre région son 3ème meilleur score national et sa meilleure hausse nationale).
Voici l’article complet du Midi Libre :
CONTEXTE : Quels scénarios possibles pour l’avenir de la fédération PS ?
« On réoccupe les « maisons communes» ». En ce lundi soir, lendemain de victoire aux Régionales, c’est une scène pour le moins originale qui se déroule à la fédération PS du Gard. Le président du conseil général Damien Alary, exclu du PS, fait une entrée triomphale au conseil de la fédération du Parti socialiste convoqué par un autre exclu, Fabrice Verdier, ex-premier fédéral. La large victoire frêchiste permet aux exclus de montrer leur force et de tenir leurs positions, d’autant que les signes venus de Solférino sont contradictoires. Localement, les socialistes rénovateurs qui ont soutenu Mandroux tentent de contenir l’offensive des frêchistes. Ils se recrutent majoritairement dans le courant ségoléniste et se font surtout entendre par les jeunes voix du Nîmois
Nicolas Cadène et de l’Alésien Benjamin Mathéaud. On y trouve aussi les Nîmois Françoise Akoum et Bruno Mangin, ou les Rhodaniens Alexandre Pissas et Patrice Prat, des duos pas toujours en harmonie mais que l’anti-frêchisme a, semble-t-il, rapproché. Si durant la campagne, c’est plutôt l’Alésien Benjamin Mathéaud qui batelait contre les frêchistes, depuis la fin du scrutin, Nicolas Cadène a repris la main. Il porte désormais le fer contre chacune des initiatives, qu’il qualifie « d’illégales» , de Fabrice Verdier. Et ce n’est pas pour rien. Candidat aux Européennes puis soutien gardois à Éric Andrieu dans la bataille interne au PS contre Frêche, le collaborateur de l’ancien secrétaire général de l’Élysée Jean-Louis Bianco ne cache pas son désir de prendre un jour, les rênes de « la fédé» . Il se verrait bien faire du Gard un laboratoire de la rénovation des pratiques locales du PS.
Mais Fabrice Verdier n’est pas sans armes. Le résultat des urnes lui donne un sacré coup de pouce et la machine politique qu’est le conseil général continue plus que jamais de tourner à plein régime. Et si la fédération, qu’il a largement ouverte à tous les courants du PS, peut tanguer, il sait que la majorité des militants et des sections gardoises ont approuvé son choix, et celui d’Alary, aux Régionales . Par ailleurs, Verdier et les 14 autres exclus gardois de la liste Frêche attendent la décision que doit rendre aujourd’hui le tribunal d’instance de Paris sur la légalité de la liste Mandroux. Si les juges saisis par la liste Frêche estiment que le PS n’a pas respecté ses statuts, alors les exclusions auront du plomb dans l’aile.
Les rénovateurs envisagent évidemment un tout autre scénario. Ils comptent sur la commission d’expertise que doit constituer Solférino pour confirmer les exclusions et placer la fédération du Gard sous tutelle. Qu’en sera-t-il ? Les juges donneront un premier élément de réponse aujourd’hui.
Jean-Pierre SOUCHE
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Aujourd’hui, l’ex-premier fédéral PS Fabrice Verdier affirme avoir avec lui une majorité du Conseil fédéral PS du Gard avec ‘33 membres sur 55′. En réalité, il n’y a parmi ces 33 membres que 22 membres titulaires sur les 55 membres d’origine. Il ajoute 11 suppléants et omet de dire que 5 membres (dont lui) ne sont plus au PS. ‘Sa majorité’ n’est donc que de 17 sur 50… Soit en réalité une nette minorité face à une majorité de 28 conseillers fédéraux qui lui ont rappelé par écrit qu’il n’était de tout façon plus le 1er secrétaire fédéral, n’étant même plus membre du PS. Qui sait ? Peut-être que comme la patronne des hôteliers Christine Pujol, Fabrice Verdier, dont il faut rappeler qu’il a choisi lui même de s’exclure du PS, va s’auto-séquestrer ! En ces temps de crise, nos concitoyens en ont plus qu’assez de ces querelles à gauche. Que chacun assume ses choix et avance. Certains ont décidé de quitter le PS, qu’ils arrêtent de vouloir malgré tout le diriger pour en contrôler les futures candidatures à des fins personnelles. À l’heure des abstentions records, le renouvellement des pratiques est nécessaire pour que les Français croient à nouveau en la politique.
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Les socialistes gardois Nicolas Cadène et Benjamin Mathéaud n’en finissent pas de batailler contre la convocation « illégale » du conseil fédéral, lundi par le premier fédéral exclu Fabrice Verdier.
« Ce conseil fédéral n’a aucune légitimité et n’est pas socialiste. Aucune des décisions qu’il prendra n’aura de valeur. Cela ne signifie pas que les membres socialistes présents ne le sont plus. Mais ils ne peuvent prétendre légitimer par leur présence ce conseil fédéral convoqué par une personne extérieure au PS » , a prévenu le Nîmois Nicolas Cadène.
Quant à l’Alésien Mathéaud, il a fait les comptes : « Il ne s’agit pas de 23 conseillers fédéraux mais 28 sur 50, soit une majorité, qui ne s’est pas rendue à cette convocation irrégulière » et il précise que ledit conseil ne compte plus que « 50 membres puisque 5 ont été exclus ». Dans l’entourage de Fabrice Verdier, on a fait d’autres comptes : « Nous sommes au moins 33 sur 55. » À suivre.
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1/ L’abstention. Elle est grave à l’échelle de la France. Elle est terrible dans les cités, alors que Ségolène Royal avait réussi à motiver notamment les jeunes. Beaucoup dans les cités ne croient plus du tout à la politique, ne croient plus du tout au discours traditionnel de la gauche sur la solidarité.
Avant de débattre des alliances pour 2012, nous devons rechercher une « alliance avec les abstentionnistes », comme l’a écrit Jean-Louis Bianco.
2/ Cette victoire consacre dans certains cas un parti socialiste qui se structure autour d’élus locaux (de « barons» ?) qui pourraient rechigner à se joindre au travail collectif que requiert une présidentielle et plus encore à se plier à cette discipline (nous avons connu cela en 2007).
Ne cédons pas à la tentation de l’immobilisme.
Nous devons agir vite, pour renouveler nos manières de penser, d’agir, de militer, pour formuler collectivement un projet radicalement nouveau, pour contribuer à l’émergence d’une nouvelle gauche unie. Sinon, nous ne serons pas à la hauteur de l’histoire et nous ne gagnerons pas 2012.
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Hier, le président sortant Georges Frêche a obtenu 34% des voix (mais 26% à Nîmes) lors du premier tour des élections régionales. Avec un taux d’abstention à plus de 50% (dont nous sommes tous co-responsables) il n’a en réalité convaincu que 16% des électeurs languedociens.
Le résultat du PS est une catastrophe à 7,7% (mais 8.4% à Nîmes), soit environ 4% des inscrits. Aucune des trois listes de gauche PS-Europe Écologie-Front de gauche ne passe la barre des 10% mais elles totalisent environ 26% des voix (30% à Nîmes, soit plus que Georges Frêche). Notre proposition d’alliance entre ces listes dès le premier tour était donc fondée et il est plus que regrettable de constater qu’une telle force de gauche ne soit pas présente au second tour.
Alors que nous sommes nombreux à avoir soutenu un scénario alternatif à Georges Frêche dès juillet 2009, la décision de la direction du PS de ne pas investir ce dernier fut trop tardive et la désignation d’Hélène Mandroux pas assez soutenue.
En seulement 4 semaines la liste qu’elle a conduit avec courage n’a pu être identifiée face à celle du président sortant, présent dans le paysage politique et médiatique depuis 40 ans. Surtout, nous pouvons regretter de voir dans le trio de tête (G. Frêche, UMP et FN) une victoire du populisme et de la méfiance de nos concitoyens qui ne croient décidément plus en la politique ou cèdent aux sirènes de la démagogie et du clientélisme.
Cela ne peut que nous interroger sur les actions de nos élus, l’image qu’ils projettent, les valeurs qu’ils défendent. Pour le second tour des régionales, le président sortant est déjà gagnant. Celui qui a toujours déclaré très bien se passer du PS ne demandera probablement pas le soutien de ce dernier, lequel n’a pas à le lui donner.
Nous ne souhaitons pas la victoire de la droite et déplorons celle du populisme fut-il de gauche.
Chacun votera en conscience ou ne votera pas, mais il est plus que jamais urgent de refonder la gauche languedocienne pour la reconquête de nos villes, de nos territoires, de nos valeurs et pour changer positivement le quotidien de chacun. Cela nous devons nous y engager.
Nicolas Cadène
Membre du Secrétariat fédéral du Gard et du Conseil national PS – Section PS Nîmes Marianne
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Je vous invite à lire cette enquête de Mediapart, menée par Mathilde Mathieu sur le « système Frêche» : c’est ici.
Extrait :
(…)
Le PS n’en a pas fini avec Georges Frêche. Donné vainqueur par tous les sondages, le président sortant du Languedoc-Roussillon devrait rempiler pour quatre ans. Dès lors, quid de la rénovation? «Elle est en marche!», clame Hélène Mandroux (maire de Montpellier), depuis le jour où le bureau national du parti l’a investie tête de liste contre son ancien mentor. «Nous allons réconcilier le dire et le faire!», jure encore Arnaud Montebourg, chargé de la rénovation au PS depuis un an, qui mène dans le Sud son premier test grandeur nature. Pour preuve de sa détermination, Martine Aubry a déjà fait exclure les colistiers de Georges Frêche (à titre provisoire) – parmi lesquels nombre de parlementaires et de conseillers généraux.
Mais comment Hélène Mandroux, en cas de défaite, pourra-t-elle prétendre faire le ménage chez le «maître des lieux», timonier en chef des cinq fédérations départementales du PS (malgré son exclusion du parti en 2007)?
Au lendemain des régionales, la bataille entre les deux camps devrait reprendre de plus belle, bien qu’une «mission de réconciliation» soit programmée sur place. La guérilla des clefs, d’ailleurs, a déjà commencé: sommés par Paris de restituer les locaux, coffres-forts et imprimantes, de céder leurs numéros de digicodes et mots de passe d’ordinateurs, les cinq «premiers fédéraux» du Languedoc-Roussillon (suspendus par Solférino) ont bouclé leur «maison» à double tour, soudés derrière Georges Frêche. Le mors aux dents, ils ont aussi déposé un recours contre l’investiture d’Hélène Mandroux, sur lequel le tribunal de grande instance de Paris devra se prononcer le 31 mars. «Ils sont dans la seringue et n’ont plus d’autre issue que le soutien indéfectible à Georges Frêche», soupire un jeune colistier d’Hélène Mandroux, Benjamin Mathéaud. De son côté, Paris a répondu par l’envoi d’un huissier dans l’Hérault, chargé de constater la «rébellion», en prévision d’une procédure judiciaire éventuelle.
Dans ce capharnaüm, quelles sont les probabilités de voir la rénovation «aubryiste» s’imposer, et dépasser le stade du «slogan marketing» (pour reprendre une critique d’Europe Ecologie)? Réponses à quatre voix – discordantes.
1. «Monsieur rénovation» côté Frêche
Jean-Fernand Nguéma est «le secrétaire à la rénovation» dans l’Hérault, fédération clef dirigée par un fidèle de Georges Frêche, Robert Navarro – où «les entorses aux règles du PS sont devenues légendaires», tance Arnaud Montebourg. Après 17 ans de parti, Jean-Fernand Nguema, lui, considère son «patron» comme «un socialiste exemplaire»: «Si Robert est premier secrétaire (de l’Hérault), c’est qu’il sait ce qui passe dans la tête des militants»…
Sur son blog, il l’encense, encore épaté que Robert Navarro ait réussi, en décembre 2009, à faire valider par la Convention nationale du PS les listes 100% «frêchistes» du Languedoc-Roussillon: «Notre premier fédéral a orchestré les manœuvres offensives et défensives d’une main de maître, écrit Jean-Fernand Nguéma, dans un style quasi propagandiste. Ce grand et redoutable stratège nous avait déjà distribué nos rôles pour la Convention. Il avait déjà orchestré tous les scénarios possibles (…) C’est ainsi que tous ceux qui ont broyé de l’air avant la Convention ont été neutralisés ou ont capitulé…» Du coup, quand on lui parle de rénovation, Jean-Fernand Nguéma identifie bien des besoins «au niveau national» mais aucun spécifique à sa région…
Colistier de Georges Frêche, il vient de recevoir une missive de Solférino, lui signifiant son exclusion. «Ces gens nous parlent au nom de qui?, réplique-t-il. Hélène Mandroux est minoritaire dans sa propre section, même pas capable de gagner chez elle! Aucune crédibilité!» Pour Jean-Fernand Nguéma, ce courrier «c’est de l’esbroufe, un rideau de fumée»: «Je continuerai d’assister aux réunions du parti.» Il croit dur comme fer, de toutes façons, que le tribunal de Paris annulera l’investiture d’Hélène Mandroux; que cette affaire de «rénovation» s’arrêtera là. Ce qui l’agace, au fond, c’est qu’il n’a «plus accès au fichier Rosam (le listing national des adhérents, objet de manipulations en tous genres)»: «Un coup bas de Solférino», peste-t-il. Mais un simple contretemps.
Selon ce fabiusien, engagé derrière Martine Aubry au dernier Congrès du PS à Reims, la première secrétaire est condamnée à court terme à perdre son bras de fer. «Après, elle pourra faire une croix sur les fédés du Sud, surtout les Pyrénées-Orientales, sans lesquelles elle ne serait pas là aujourd’hui», menace-t-il. De fait, Georges Frêche clame désormais que les prochains votes des adhérents du Languedoc-Roussillon tomberont dans l’escarcelle de Dominique Strauss-Kahn («la médaille d’or»), de Ségolène Royal («d’argent») ou de François Hollande («de bronze»). Lui aussi, visiblement, sait à l’avance «ce qui se passe dans la tête des militants»…
2. La relève en embuscade
C’est dans le Gard que l’appareil «frêchiste» pourrait s’effriter le plus vite. A 28 ans, le nîmois Nicolas Cadène veut profiter de l’exclusion du «patron» de sa fédération (un colistier de Georges Frêche) pour «reprendre» la maison. Derrière lui: au moins 23 des 55 «secrétaires fédéraux» (une minorité pour l’heure «interdite» de locaux, d’imprimantes, etc.).
Le discours de Nicolas Cadène, proche de Ségolène Royal, est limpide sur «l’après-régionales»: Solférino doit pousser au-delà des 58 exclusions déjà prononcées et placer les fédérations «sous tutelle», «pour faire le ménage». «Si Martine Aubry laisse planer la moindre ambiguïté sur sa volonté réelle de rénover et opte pour un entre-deux foireux, ça va renforcer le système Frêche, prévient le jeune militant (membre du conseil national du PS). Et laisser la place pour une chasse aux sorcières, à coups de pression ou de refus de ré-adhésions. On va se faire virer des sections, ils feront tout pour garder l’appareil!» Dans le Gard, il suffira par exemple à son «boss» de «placer un homme de paille à sa place», pour continuer de contrôler la «fédé». Et Nicolas Cadène de rappeler que nombre de secrétaires de section sont «des alimentaires», salariés «dépendants du système Frêche» (dans une collectivité, une association subventionnée, etc.).
Martine Aubry ira-t-elle jusqu’au bout? En traînant à investir Hélène Mandroux, elle a montré selon lui «un courage un peu limité». «En optant pour le bon scénario à six semaines seulement des régionales, plutôt qu’en septembre, la direction nationale nous a déjà plombé la rénovation en partie», regrette-t-il. «L’objectif de Martine Aubry, c’était aussi de se refaire une autorité morale», souffle Nicolas Cadène. En considérant que la partie est déjà gagnée «dans l’opinion», elle pourrait juger bon d’arrêter les frais…
Nicolas Cadène a bien noté le manque d’envie (euphémisme) perceptible dans tous les courants du PS, chez des fabiusiens, des strauss-kahniens, des hamonistes, … Chacun sait que les primaires pour la présidentielle de 2012 seront ouvertes aux millions de sympathisants de gauche et que les 15.000 cartes d’adhérents contrôlées par Georges Frêche ne joueront plus qu’à la marge, mais pourquoi jouer les têtes brûlées? En particulier, Nicolas Cadène dénonce les arrière-pensées de Vincent Peillon (qui a refusé de voter l’investiture d’Hélène Mandroux début février): «Lui veut plutôt devenir premier secrétaire du PS et considère qu’il aura besoin de ses voix-là…»
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