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• Vendredi, février 13th, 2009
Article paru dans le Midi Libre du 13 février 2009
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Rappel
Nicolas Cadène, 27 ans, militant PS, brigue l’investiture aux élections européennes.
Comment pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis Nîmois, j’ai commencé mon engagement en tant que militant à travers différentes actions sociales (Samu social, Croix-Rouge, Amnesty international). J’ai eu beaucoup d’activités associatives qui m’ont conduit naturellement à la politique. J’ai adhéré au MJS (jeunes socialistes) et au PS en 2002. J’ai suivi un cursus de droit et d’études européennes. Je suis secrétaire fédéral du Gard, collaborateur de Jean-Louis Bianco et proche de Ségolène Royal et Vincent Peillon, avec qui je travaille au niveau national. J’ai un pied à Nîmes et l’autre à Paris.
Vous comptez décrocher l’investiture PS (Sud-Ouest), quel est l’enjeu de ce scrutin ?
L’objectif est de faire basculer à gauche la majorité du Parlement européen et de la Commission européenne.
Quelles sont les conséquences de la politique libérale ?
Elle a favorisé la crise et s’obstine à ne pas changer de système, celui de l’argent fou qui amène à des milliers de licenciements. Derrière les chiffres, ce sont des gens qui n’arrivent plus à se nourrir, à vivre dans un logement décent. Ce qui conduit à des situations dramatiques. Cela est scandaleux : le pouvoir ne fait rien face à une précarité qui ne cesse de s’aggraver.
Au niveau européen, le Parlement doit lutter contre les dérives sécuritaires (fichages abusifs, rétentions trop nombreuses, systématisation des gardes à vue). Je suis révolté par les atteintes récurrentes à nos libertés. Si je suis élu député européen, ce sera un de mes premiers combats.
Comment pouvez-vous agir au Parlement ?
L’économie n’est plus au service des citoyens, c’est l’inverse. L’Europe doit imposer et pousser les collectivités au respect par les entreprises des normes sociales et environnementales. Il faut soutenir les PME bien plus créatrices d’emplois que les grands groupes. Face à ce constat, mes pensées se tournent vers le textile cévenol laissé à l’abandon, alors même que la puissance publique recapitalise les banques et subventionne à coups de millions d’euros les multinationales. En plus d’être inefficace, c’est profondément choquant.
Propos recueillis par Hocine ROUAGDIA

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• Mardi, février 10th, 2009

Tribune parue sur Mediapart

drapeau.jpgEn juin, les élections européennes seront le prochain test important pour le Parti socialiste. Au-delà même des résultats, la façon d’aborder ces élections sera un signe extrêmement révélateur de notre nouvelle manière faire de la politique. Alors que l’UMP fait du mandat européen un placard doré pour politiques en disgrâce, nous devons au contraire y démontrer nos ambitions nouvelles : être en phase avec la société et répondre aux inquiétudes de nos concitoyens. Avec le Manifesto du PSE (Parti socialiste européen), nous sommes les seuls (avec les European Greens) à avoir un programme européen unique, rédigé par les militants de tous les États membres.

Incontestablement, l’Europe traverse une crise d’identité et la présidence française de l’Union européenne n’aura fait qu’amplifier ce mouvement de replis nationaux. Si Nicolas Sarkozy a su faire beaucoup parler de lui, il aura finalement peu parlé de projet commun, d’unification politique, de démocratisation. La crise internationale et le bilan du Président débouchent sur une situation politique favorable pour la gauche européenne à condition qu’elle sache présenter un nouveau visage.

Qu’en est-il aujourd’hui ? On constate que les eurodéputés français apparaissent souvent aux électeurs inactifs et peu présents. Ce constat est généralement injuste tant les membres du PSE sont de tous les combats. Mais cette perception peut s’expliquer par le fait qu’en Europe nos élus sont parmi ceux qui cumulent le plus…

Notre première secrétaire, Martine Aubry, a fixé comme critères internes de désignation : « le renouvellement, la diversité et le non-cumul des mandats ». Est-ce l’ébauche de ce renouvellement nécessaire ? Nous le souhaitons et nous invitons notre Parti à ce que cette impulsion se trouve enfin concrétisée.

Le problème fondamental de la gauche d’aujourd’hui est celui du renouvellement générationnel. Il est la clé pour aborder tous les autres critères définis par Martine Aubry. C’est le levier qui résoudra, de fait, la question de la « diversité ». Aborder le problème du manque de représentativité des minorités au sein des assemblées parlementaires en voulant « fabriquer de la diversité », dusse-t-elle être artificielle comme aujourd’hui au sein gouvernement, n’est pas sain. Cette conception de la République n’est pas la nôtre. Elle ouvre la voie à la politique du comptage avec tous les effets pervers que cela entraîne. Nous sommes pour une diversité qui soit issue du terrain et du militantisme, non du fait du prince et des effets de cour. Il est d’ailleurs intéressant de découvrir à l’occasion de cette échéance européenne qu’en cas de disgrâce, la punition préférée du nouveau « monarque » est le mandat européen… Cela en dit long sur la vision européenne de la droite française !

Les générations auxquelles nous appartenons sont des générations qui ont grandi dans la diversité. Le concept même de génération « black-blanc-beur » n’a plus de sens tant le métissage est partie intégrante de notre culture. Faire la place à cette génération dans les instances politiques, c’est automatiquement accepter cette France du réel.

Faire de la place aux jeunes n’est pas tomber dans une forme de « jeunisme » qui serait au moins aussi absurde que le spectacle actuel d’une Assemblée monocolore. Nous devons mieux coller à notre société en mettant en avant des compétences plus ancrées dans notre vie sociale, et surtout en mettant en place ce que tous les socialistes appellent de leur vœux : le non-cumul des mandats !

Si nous avons conscience des rapports de force électoraux et parfois de la nécessité de présenter un « baron local » pour gagner parce que le non-cumul n’est pas encore inscrit dans la loi, en interne, refusons la « politique des rentiers », tout comme nous condamnons le « capitalisme de rente » !

Pour toutes ces raisons, animés d’un très fort sentiment européen, nous souhaitons interpeller les militants, les dirigeants du Parti socialiste mais aussi l’ensemble des responsables politiques français à travers le soutien à des candidatures différentes, transparentes, inédites.

Signataires : Nicolas Cadène (CN et CF 30), Bastien Brunis (Paris), Kamel Chibli (CN et CF 09), M’jid El Guerrab (CF 15), Sébastien Gros (91), Akli Mellouli (CN et CF 94), Mustapha Mousalli (CF 18), Anthony Pitalier (CF 24), Aziz Ridouan (49), Zacharia Saha (95)

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• Dimanche, février 08th, 2009


Eu2009 Sequence 10

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