
Nicolas Cadène
(Cellule Veille, Arguments, Riposte, de la campagne de François Hollande)
Article paru dans le Midi Libre du 24 janvier.
Retranscription (photo ci-dessous) :
Nicolas Cadène : « Hollande a lancé une vraie dynamique »
Politique | Le numéro 2 gardois du Parti socialiste était présent dimanche au grand meeting du candidat PS à la présidentielle.
Membre de l’équipe de campagne du candidat socialiste à la présidentielle (il fait partie de la cellule Veille-arguments-riposte), le Nîmois Nicolas Cadène, numéro 2 gardois du PS, a participé dimanche au Bourget au premier grand meeting de François Hollande. Pour lui, pas de doute, il s’est passé quelque chose…
Que retenez-vous du premier grand meeting de François Hollande ?
Il y avait une très bonne ambiance, une foule enthousiaste de 20 000 personnes. J’ai trouvé que son discours était porté sur les valeurs, bien ancrées à gauche. Il a utilisé le bon ton, fait de simplicité, accessible à tous et, surtout, il a dit qu’il aimait les gens… quand d’autres sont fascinés par l’argent.
Il y a certes les valeurs mais, pour le militant socialiste que vous êtes, quelles sont les propositions importantes ?
Il y en a beaucoup, sur la réforme fiscale, le droit de vote des étrangers, la loi de 1905 sur la laïcité dans la Constitution, sa volonté pour l’accès au logements de mettre le foncier détenu par l’État à disposition des collectivités locales, sur le non-cumul des mandats, la réduction de 30% des salaires des ministres et du Président, la réforme bancaire.
Un tel meeting lance-t-il vraiment la campagne des socialistes ?
Il y avait une grande ferveur populaire au Bourget. François Hollande a redonné l’espérance. Il a lancé une vraie dynamique de victoire. Nous étions une quinzaine de Gardois à assister à ce meeting qui nous permet d’accélérer les choses, d’avoir plus de propositions en main. Dès demain soir, avec notre section du PS de Nîmes Marianne, nous allons pouvoir faire du porte-à-porte à Pissevin avant les réunions de terrain. Nous avons la position du candidat, les propositions pour répondre aux attentes des Français.
Quelle différence relevez-vous entre ce premier meeting de François Hollande et la campagne de 2007 de Ségolène Royal ?
François Hollande a récupéré les thèmes qui n’étaient pas traités par la gauche auparavant, notamment sur la patrie et la sécurité. C’est Ségolène Royal qui avait permis cela en 2007. Au meeting de dimanche au Bourget, à la fin, c’est l’hymne national qui a été chanté. La patrie est revenue à gauche.
Yan Barry

Étrange dépêche AFP reprise par certains médias sur le prétendu « oubli » de François Hollande concernant les « nouvelles » réglementations de la finance.
Il n’y a en réalité aucun oubli et les propositions de notre candidat sont plus que jamais d’actualité !
En détails… :
1/ Bâle III :
- Les mesures de cet accord ont publiées le 16 décembre 2010 : elles ne sont toujours pas appliquées, rien n’a changé.
- Elles doivent être transposées en droit national d’ici le 1er janvier 2013 (au mieux, fin 2012) et les banques auront jusqu’en 2019 pour les appliquer…
- Même si cela a été démenti, la France et l’Allemagne auraient essayé de rendre moins strictes ses règles et de reporter encore leur application (Financial Times, 22 janvier dernier). La « classe »…
- Les régulateurs ont déjà cédé à des revendications des banques : en certaines circonstances, elles seront finalement autorisées à passer en dessous des exigences minimales de liquidités prévues par Bâle III.
2/ Encadrement des rémunérations variables des opérateurs de marché et traders :
- Depuis juillet 2010, les parlementaires européens ont effectivement voté une directive visant à encadrer les bonus des traders.
- Sauf que la directive est insuffisante et déjà très contournée :
* nombre de banques ont compensé la baisse des bonus par l’augmentation des salaires fixes, se privant d’une certaine flexibilité. C’est le cas dans au moins 60% des équipes de « front office » des banques interrogées.
* si le recours aux bonus garantis sur plusieurs années a été considérablement réduit, il a été progressivement remplacé par les bonus garantis sur un an, qui se sont banalisés (près de 10% actuellement contre 4,5% avant la directive).
3/ Solvabilité II :
- Cette réforme réglementaire du monde de l’assurance n’a absolument pas été lancée après la crise des subprimes mais bien avant. Elle a été publiée par la commission en 2007 et a simplement été accélérée suite à la crise.
- La directive européenne Solvabilité II (ensuite votée par le Parlement en 2009), qui est un minimum, ne sera pas mise en application avant novembre 2012 et plus vraisemblablement courant 2013, lorsque les discussions entre la commission européenne et le Parlement européen auront abouti et que cette directive aura été retranscrite dans les législations nationales par chaque parlement.
François Hollande a réalisé une prouesse : en ces temps de crise, aujourd’hui au Bourget, il a levé une espérance et a donné l’envie de reconquérir « le rêve français » grâce à un discours très fort sur les valeurs. Mais dans le même temps, il a su développer de nombreuses propositions concrètes, ambitieuses et attendues.
Quand François Hollande parle du « rêve français », la droite se gausse. Et notre candidat rappelle Shakespeare : « ils ont échoué parce qu’ils n’ont pas commencé par le rêve ».
François Hollande a, devant 20.000 personnes, rappelé que son véritable adversaire était « le monde de la finance ». Il séparera donc les activités de crédit et de spéculation au sein des banques ; encadrera les bonus, interdira les produits financiers sans lien avec l’économie réelle, interdira aux établissements financiers français d’avoir une quelconque présence dans les paradis fiscaux.
S’opposant à « un simple retour de l’impôt de bourse » (supprimé il y a peu !) comme proposé par Nicolas Sarkozy, il défendra une »véritable » taxe sur « toutes les transactions financières« , « avec ceux qui en Europe voudront la mettre en place avec nous ».
Pour mettre un terme aux diktats imposés par quelques agences de notation privées, nous créerons une « agence publique de notation au niveau européen ».
« La démocratie sera plus forte que les marchés, plus forte que l’argent ! » a-t-il lancé sous des tonnerres d’applaudissements.
Face au déséquilibre du commerce mondial, « une contribution écologique sera installée aux frontières de l’europe » et la règle de la »réciprocité » sera garantie avec le respect de normes sociales.
Pour emporter l’adhésion de nos partenaires européens, François Hollande a proposé, à l’opposé des strictes politiques d’austérité, un « pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance », de renégocier l’accord européen du 9 décembre pour engager une « coordination des politiques économiques » ainsi qu’une Banque centrale européenne qui serait « au service de la lutte contre la spéculation ». Pour François Hollande, « quelque soit la situation, il y a toujours une alternative ! ».
Alors que notre pays a perdu 750.000 emplois industriels depuis l’arrivée de la droite en 2002 et que les PME sont abandonnées, François Hollande créera une banque publique d’investissement pour réindustrialiser la France et un livret d’épargne « dont le produit sera entièrement dirigé vers le développement des PME ».
Pour garantir une véritable progressivité de l’impôt sur le revenu, existera désormais une tranche d’imposition à « 45 % d’impôt sur le revenu pour ceux qui touchent plus de 150 000 euros » par an.
François Hollande a également porté des propositions avancées depuis plusieurs années mais jamais réalisées : « le droit de vote des étrangers aux élections locales » sera instauré, de même que l’accession au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels. Également, « chaque loi que nous proposerons comprendra un volet handicap » et la « séparation de l’Église et de l’État » promue par la »loi de 1905 sur la laïcité » sera inscrite dans la Constitution.
François Hollande n’a pas oublié la sécurité : »des zones de sécurité prioritaires là où il y a les taux de délinquance les plus élevés » seront créées.
Quant au logement, « le livret A verra son plafond doublé afin que tous les Français puissent financer le logement social », « les loyers seront encadrés là où les prix sont manifestement excessifs », « les sanctions qui pèsent sur les communes qui bafouent les règles » de la loi SRU qui oblige les villes à avoir au moins 20 % de logements sociaux seront « multipliées par 5″.
Sur la retraite, notre candidat a rappelé notre position : « ceux qui ont commencé à travailler tôt pourront partir en retraite à 60 ans à taux plein ».
Bien sûr, il est revenu sur ses engagements concernant l’Éducation nationale : oui, il y aura 60.000 créations nettes d’emplois, par redéploiement et fin de la règle absurde du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Il s’est par ailleurs engagé à ce qu’en 2017, « le nombre de jeunes sortant sans qualification du système scolaire soit divisé par deux ».
Enfin, le cadre institutionnel sera profondément réformé et l’exemple sera donné : réduction « de 30 % » des salaires du président de la République et des ministres, introduction du « non-cumul des mandats pour les parlementaires », renforcement des sanctions contre la corruption.
Le meeting s’est conclu avec la Marseillaise, que Ségolène Royal avait su rendre à la gauche lors de la précédente élection présidentielle.
Le changement, c’est maintenant. Avec François Hollande.

Quand ?
Dimanche 22 janvier
à partir de 13h00
Où ?
Hall 2 Paris Le Bourget – Parc d’Expositions
Carrefour Charles Lindbergh
Le Bourget
Pour s’y rendre :
Autoroute : A1
Gare ferroviaire : Gare de l’Est, Gare du Nord
RER : B, Le Bourget (Navettes jusqu’au Parc d’Expositions depuis la gare)
Bus : 350, 152, Michelet Parc d’Expositions
Métro : Ligne 7, La Courneuve 8 mai 1945
Pour le suivre sur Internet :
Le site de partage de fichiers sur Internet, Megaupload, 13e site le plus visité au monde, a donc été fermé par le FBI, 7 personnes employées risquent jusqu’à 60 ans de prison, 20 mandats ont été délivrés.
Ce site (il en existe de nombreux similaires, déjà largement utilisés) est basé à Hong-Kong mais possède également des serveurs aux États-Unis et dans d’autres États. On se prend à rêver d’une telle efficacité de collaboration judiciaire (surprenante et qui questionne) entre pays pour des motifs autrement plus graves…
Rappelons que Megaupload (dont les créateurs ne sont visiblement pas exempts de critiques) permettait à un internaute de mettre en ligne n’importe quel type de fichier dans la limite de 1 Go. Certains fichiers étaient des copies de films (qui pouvaient donc se diffuser massivement), mais cela n’était théoriquement pas de la responsabilité de Megaupload qui n’était qu’un hébergeur.
Néanmoins, ce site pourrait avoir marchandé des biens (fichiers vidéos/films en particulier) qui ne lui appartenaient pas, ce qui est évidemment condamnable en droit. Mais comme le rappelle La Quadrature du Net, si « les énormes profits engrangés par Megaupload grâce à une centralisation des œuvres soumises au droit d’auteur sont difficilement défendables », on constate, et c’est riche en enseignements, qu’après « avoir promu une législation qui a encouragé le développement des sites centralisés, les lobbies du copyright leur déclarent aujourd’hui la guerre ».
Hasard du calendrier, tout cela se fait dans le contexte de l’examen au Congrès américain de la loi SOPA (Stop Online Piracy Act), considérée par de très nombreuses associations et internautes comme liberticide et dangereuse pour l’Internet libre. Cette loi va encore plus loin que le dispositif Hadopi et la Maison Blanche a d’ailleurs transmis uncommuniqué très critique à son égard :
« Même si nous pensons que le piratage depuis des sites étrangers est un problème sérieux qui appelle une réponse législative sérieuse, nous ne soutiendrons pas une législation qui réduit la liberté d’expression, amplifie les risques dans le domaine de la cyber-sécurité ou sape un Internet dynamique et innovant. »
Pour s’opposer à ce texte législatif, de très nombreux sites, parmi les plus visités au monde, ont fait un impressionnant « black out » le 18 janvier dernier. Ainsi, volontairement, certains plateformes de blogs ne fonctionnaient plus, Google était en noir en signe de deuil, Wikipedia en anglais, un des 10 sites les plus visités au monde, était totalement fermé avec pour seul titre accessible : « Imagine a World Without Free Knowledge ».
Hier, la réaction (prévisible) à la fermeture de Megaupload a été immédiate : des internautes du célèbre collectif Anonymous ont bloqué l’accès à des sites phares comme justice.gov, fbi.gov, hadopi.fr ou encore universalmusic.com (puisque ces mesures de rétorsions sont considérés en partie comme la conséquence du lobbying de l’industrie musical et du film).
Aujourd’hui, le site Numerama écrivait : « Le droit d’auteur ne peut être respecté par l’oppression et la contrainte. Il doit l’être par l’acceptation. C’est tout l’enjeu des années qui viennent. Depuis 10 ans chaque « victoire » contre le piratage n’a fait que générer du piratage plus efficace encore. Rien ne dit ce soir que Megaupload fera exception. Nous faisons même le pari du contraire. »
Ce matin, Nicolas Sarkozy s’est félicité de la fermeture de Megauploadpar voie de communiqué. Il est pourtant très rare qu’un chef d’État applaudisse une opération de police d’un autre État et se réjouisse d’une affaire judiciaire étrangère. Comme le rappellent Numerama et Frédéric Martel sur son blog, on note que, dans ce communiqué, le président français ne respecte pas la présomption d’innocence (à l’inverse du communiqués des autorités américaines) et commet une erreur notable de qualification juridique : en France, la contrefaçon n’est pas un crime mais un délit. Surtout, Nicolas Sarkozy en profite pour appeler à renforcer l’Hadopi pourtant largement considéré comme un échec.
À l’inverse, hier à Nantes, François Hollande a appelé avec raison à la suppression de la loi Hadopi et à son remplacement par un texte équilibré maintenant des possibilités d’accès à la culture sur Internet et respectant les auteurs / créateurs et leurs droits.
Jean-Louis Bianco & Nicolas Cadène
Le site de partage de fichiers sur Internet, Megaupload, 13e site le plus visité au monde, a été fermé par le FBI et 7 personnes employées risquent jusqu’à 60 ans de prison (oui oui, vous avez bien lu).
Le site Megaupload (désormais, il existe de nombreux sites similaires déjà largement utilisés) est basé à Hong Kong mais possède également des serveurs aux États-Unis et dans d’autres États.
C’est pour cela que la légalité des arrestations du FBI partout dans le monde pose déjà question est a fait polémique quelques heures seulement après leurs interventions.
Pour rappel, Megaupload (dont les créateurs ne sont pas exempts de critiques) permet à un internaute de mettre en ligne n’importe quel type de fichier dans la limite de 1 Go.
Certes, certains fichiers sont des copies de films (qui donc peuvent se diffuser massivement) ou autres, mais cela n’est pas de la responsabilité de Megaupload qui n’est qu’un hébergeur (et sur ce point, même si c’est un fait à ne pas occulter, c’est à largement relativiser : nous savons bien que sans le « piratage » de films et de musiques, jamais le développement des lecteurs MP3/MP4/MPEG, des Ipods, Iphones, et autres outils numériques qui contiennent des milliers de données n’aurait pu se faire => c’est un autre débat !).
Comme le rappelle La Quadrature du Net, si « les énormes profits engrangés par MegaUpload grâce à une centralisation des œuvres soumises au droit d’auteur sont difficilement défendables », il est étonnant de constater qu’après « avoir promu une législation qui a encouragé le développement des sites centralisés, les lobbies du copyright leur déclarent aujourd’hui la guerre ».
Tout cela se fait dans le contexte de l’examen de la loi SOPA (Stop Online Piracy Act) au Congrès américain, considérée comme liberticide et dangereuse pour l’Internet libre.
Cette loi est scandaleuse et va encore plus loin que le dispositif Hadopi. Même la Maison Blanche s’est fendue d’un communiqué critique vis-à-vis de SOPA (pourtant, on ne peut pas dire qu’elle soit très virulente ces derniers temps).
Pour s’y opposer, de très nombreux sites, parmi les plus visités au monde, ont fait un « black out » hier. Ainsi, volontairement, certains plateformes de blogs ne fonctionnaient plus, Google était en noir en signe de deuil, Wikipedia en anglais était totalement fermé (c’est tout de même un des 10 sites les plus visités au monde), etc.
Suite à la fermeture du site Megaupload par le FBI, de très nombreux internautes du célèbre collectif Anonymous ont piraté et fermé des sites phares comme justice.gov, FBI.gov, hadopi.fr ou encore universalmusic.com (puisque ces mesures de rétorsions sont considérés en partie comme la conséquence du lobbying de l’industrie musical et du film). C’était prévisible.
Un twitt (sur Twitter) d’un « Anonymous » écrivait ce soir : « Megaupload was taken down w/out SOPA being law. Now imagine what will happen if it passes. The Internet as we know it will end. Fight back ! »
Tout cela montre bien la violence aveugle des États-Unis dans l’application du droit d’auteur au niveau mondial. Et effectivement, cette affaire donne un aperçu de ce qui pourrait devenir la norme si PIPA-SOPA ou ACTA étaient adoptées.
L’attaque du Net va sans doute durer toute la nuit.
… Et comme dit le site Numerama : « Le droit d’auteur ne peut être respecté par l’oppression et la contrainte. Il doit l’être par l’acceptation. C’est tout l’enjeu des années qui viennent. Depuis 10 ans chaque « victoire » contre le piratage n’a fait que générer du piratage plus efficace encore. Rien ne dit ce soir que MegaUpload fera exception. Nous faisons même le pari du contraire. »
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Mise à jour (8h00) : ce matin, on a eu droit à un communiqué de Nicolas Sarkozy se félicitant de la fermeture de Megaupload… Il est pourtant très rare qu’un chef d’État applaudisse une opération de police d’un autre État et se réjouisse d’une affaire judiciaire étrangère. On note surtout que, dans ce communiqué, le président français ne respecte pas la présomption d’innocence (à l’inverse du communiqués des autorités américaines) et commet une (grosse) erreur de qualification juridique : en France, la contrefaçon n’est pas un crime mais un délit. Bien sûr, Nicolas Sarkozy en profite pour appeler à renforcer l’Hadopi… pourtant considéré par tous comme un fiasco ! Non, la bataille de l’Internet libre est loin d’être gagnée.
Yvan Lachaud a donc comparé François Hollande au croque-mort dans Lucky Luke qui se réjouirait des difficultés de la France et qui oublierait la notation AAA par l’agence Moody’s. La formule est facile et la tactique éculée. Faire face à la réalité, c’est précisément ce que les Français attendent de François Hollande. Il est utile de rappeler à M. Lachaud que l’expression utilisé par l’agence Moody’s, à savoir « negative outlook », signifie « perspective négative ». La dégradation de la France par Standard & Poor’s pourra être suivie d’un mouvement similaire de la part des agences Moody’s et Fitch avant la fin de l’année 2012. Si tel était le cas, cela pourrait se traduire par une augmentation du paiement des intérêts de la dette de plus de 3 milliards d’euros en 2012, une nouvelle fois à la charge des contribuables français. Le Nouveau Centre comme l’UMP devraient entendre les Français et présenter enfin leur programme au lieu de n’écouter que les agences de notation. François Hollande saura sortir la France de la récession en relancer l’industrie française et en rétablissant la justice fiscale.
Nicolas Cadène, membre de l’équipe nationale de campagne de François Hollande, porte-parole de la section Nîmes Marianne
Stéphane Tortajada, représentant de François Hollande à Nîmes, secrétaire de la section Nîmes Marianne


(Le Midi Libre et La Marseillaise du 17 janvier)
Retranscription de l’extrait (photo ci-dessous) paru ce jour dans le Midi Libre :
« Dans le même esprit, un autre socialiste gardois, Nicolas Cadène, membre de l’équipe nationale du candidat Hollande, y va lui aussi de sa réaction : “La venue à Nîmes du fondateur du FN doit nous rappeler à notre tâche : convaincre nos concitoyens que le FN constitue une impasse, mais aussi convaincre que le redressement de la Nation est possible avec François Hollande“ insiste le N°2 du PS gardois. “Nous devons convaincre
qu’avec lui, nous saurons porter un espoir ambitieux d’un changement profond. Nous devons rappeler la capacité du politique à changer la marche du pays. La politique, ce ne sont pas des mots mais des actes. Qu’a fait le FN pour les Français ? Chaque fois qu’il a été aux responsabilités, notamment ici dans le Gard à Saint-Gilles, il n’a laissé derrière lui que de la désolation“, ajoute Nicolas Cadène.
La France vient donc de perdre son triple A. Comme l’a rappelé François Hollande, les agences de notations ne sont évidemment pas la référence ultime pour juger les politiques conduites par les États et on peut déplorer que l’Europe ne se soit pas dotée d’une agence publique indépendante pour évaluer la capacité des pays de la zone euro à rembourser leurs emprunts.
Mais la dégradation a le risque de renchérir le cout de notre emprunt pour l’année qui vient : 180 milliards d’euros doivent être recherchés sur les marchés. Tout écart de taux d’intérêt aura donc pour conséquence d’alourdir la charge des intérêts d’emprunts et de forcément déséquilibrer davantage le déficit budgétaire.
Ce sont les Français qui risquent de payer la conséquence de cette dégradation.
Nicolas Sarkozy avait fait de la conservation du triple A, un objectif de sa politique, avait-il dit, une obligation pour son gouvernement.
Alors qu’ils minimisent désormais cette dégradation, rappelons quelques-unes des déclarations des membres du gouvernement, de Nicolas Sarkozy lui-même et de ses proches… :
- Alain Minc (le 28 octobre sur Europe 1) : « Nicolas Sarkozy est accroché au AAA de la France de manière totale, il joue sa peau d’une certaine façon. C’est un choix profond. Il ne peut pas se permettre une dégradation. »
- Le 17 octobre, François Fillon assurait que ce triple A était « un acquis extrêmement précieux qu’il ne faut en aucun cas fragiliser et c’est un acquis […] qui n’est pas intangible ».
- En écho, le ministre des finances, François Baroin, s’employait à rassurer les Français : « Nous serons là pour conserver ce triple A. C’est une condition nécessaire pour protéger notre modèle social, ose-t-il alors. Nous prendrons toutes les mesures, donc il n’y a pas d’inquiétude. Tout est mis en œuvre depuis trois ans pour ne pas être dégradés. »
- 6 décembre : « Si on perd le triple A, je suis mort » : Nicolas Sarkozy à des proches.
Depuis 2007, nos déficits ont été considérablement augmentés en raison de politiques fiscales injustes et inefficaces. La dette atteint un record historique -612 milliards de dette supplémentaire depuis 2007- et notre compétitivité a été également affaiblie avec un déficit commercial de 75 milliards d’euros.
C’est une politique qui a été dégradée, ce n’est pas la France.
Cliquez ici pour écouter ou lire l’intervention de François Hollande.
L’extrême-droite se situe dans les sondages à un niveau que nous n’avons jamais connu, y compris en 2002. Tous les ingrédients d’un vote de colère sont là. Nous pensons à la peur face à l’avenir, aux injustices, à la crise de l’euro, nous pensons à la terrible crise sociale et démocratique que traverse notre pays. La venue à Nîmes du fondateur du FN doit nous rappeler à notre tâche : convaincre nos concitoyens que le FN constitue une impasse, mais aussi convaincre que le redressement de la Nation est possible avec François Hollande. Nous devons convaincre qu’avec lui, nous saurons porter un espoir ambitieux d’un changement profond. Nous devons rappeler la capacité du politique à changer la marche du pays. La politique, ce ne sont pas des mots mais des actes. Qu’a fait le FN pour les Français ? Chaque fois qu’il a été aux responsabilités, notamment ici dans le Gard à Saint-Gilles, il n’a laissé derrière lui que de la désolation. Jean-Marie et Marine Le Pen sont députés européens et conseillers régionaux mais ne mettent jamais les pieds au Parlement européen ou au Conseil régional et votent contre toutes les lois favorables aux travailleurs. La montée du FN traduit l’échec du candidat sortant qui n’est pas seulement économique et social mais qui touche au cœur de notre cohésion nationale. Avec François Hollande et notamment grâce aux propositions qu’il porte en faveur de l’emploi, du logement ou contre le communautarisme, nous voulons rendre aux Français leur fierté, leur dignité et leur considération.
Nicolas Cadène
Membre de l’équipe nationale de campagne de François Hollande – Cellule Veille, Arguments, Riposte.



